X.
A une certaine époque on avait des idéaux, on avait des convictions profondes. Des envies qui sortaient tout droit de nos tripes. On dévallait les rues, banderoles en main, mégaphone en bouche. On battait le sol. C'était bien. Ca aurait pu être mieux.
Y.
Et aujourd'hui? Aujourd'hui, on s'approprie des lycées, des universités, des bureaux, des routes, des carrefours. Mais aujourd'hui on s'approprie aussi de la bombe lacrymo, des coups de matraques, des teasers.
X.
Dans mon temps, on avait des philosophes, des artistes, des gens connus qui nous donnaient la main. Nous les ouvriers. Eux les étudiants. Avec nous dans la rue. Derrière des barricades. Comme en 14, on avait nos tranchés. Mais le sang avait interdiction de couler.
Y.
Du mien y'a plus de conviction. Plus assez. On se laisse aller. On fume. On boit. On manifeste, mais pas quand il fait froid. C'est dommage, parce que les raisons existent. Liberté rime plutôt bien avec fraternité. Sert la main du camp adversaire et tu seras libre. Cautionne le politico-magouilleur, et t'auras une vie de rêve.
X.
Tu sais je pense qu'un jour il y aura plus qu'une solution.
Y.
Laquelle?
X.
Faire tout péter, une bonne fois pour toute. Mais tu sais ce qui est le pire dans tout ça?
Y.
C'est qu'il y'a quand même 53% des gens qui ont cautionnés, et crus aux balivernes. Aux promesses de foires.
X.
Et puis un jour, il se retrouveront avec une puce quelque part dans greffé sur eux.
Y.
Ils feront tous les mêmes gestes, ils auront les mêmes paroles, les mêmes pensées.
X.
Et le pire... c'est qu'ils se croiront, enfin libre.
A une certaine époque on avait des idéaux, on avait des convictions profondes. Des envies qui sortaient tout droit de nos tripes. On dévallait les rues, banderoles en main, mégaphone en bouche. On battait le sol. C'était bien. Ca aurait pu être mieux.
Y.
Et aujourd'hui? Aujourd'hui, on s'approprie des lycées, des universités, des bureaux, des routes, des carrefours. Mais aujourd'hui on s'approprie aussi de la bombe lacrymo, des coups de matraques, des teasers.
X.
Dans mon temps, on avait des philosophes, des artistes, des gens connus qui nous donnaient la main. Nous les ouvriers. Eux les étudiants. Avec nous dans la rue. Derrière des barricades. Comme en 14, on avait nos tranchés. Mais le sang avait interdiction de couler.
Y.
Du mien y'a plus de conviction. Plus assez. On se laisse aller. On fume. On boit. On manifeste, mais pas quand il fait froid. C'est dommage, parce que les raisons existent. Liberté rime plutôt bien avec fraternité. Sert la main du camp adversaire et tu seras libre. Cautionne le politico-magouilleur, et t'auras une vie de rêve.
X.
Tu sais je pense qu'un jour il y aura plus qu'une solution.
Y.
Laquelle?
X.
Faire tout péter, une bonne fois pour toute. Mais tu sais ce qui est le pire dans tout ça?
Y.
C'est qu'il y'a quand même 53% des gens qui ont cautionnés, et crus aux balivernes. Aux promesses de foires.
X.
Et puis un jour, il se retrouveront avec une puce quelque part dans greffé sur eux.
Y.
Ils feront tous les mêmes gestes, ils auront les mêmes paroles, les mêmes pensées.
X.
Et le pire... c'est qu'ils se croiront, enfin libre.


